Nutrition14 min·31 mars 2026

Nutrition Trail et Marathon : Combien de Glucides par Heure ?

Nutrition Trail et Marathon : Combien de Glucides par Heure ?
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Combien de glucides par heure faut-il en endurance ?

L'apport optimal en glucides par heure pendant un effort d'endurance varie de 30 à 120 grammes, selon la durée et l'intensité. Pour les épreuves de 1 à 2,5 heures, vise 30 à 60 g/h avec des glucides à base de glucose. Au-delà de 2,5 heures, passe à 60–90 g/h avec un mélange glucose-fructose. Les élites en ultra poussent maintenant jusqu'à 120 g/h grâce aux formules à double transport.

Soyons honnêtes : bien doser tes glucides par heure, c'est l'un des plus gros leviers de performance que tu as en endurance. Trop peu et tu prends la fringale, ce mur horrible où tes jambes refusent d'avancer. Trop et ton estomac se retourne, ce qui peut ruiner une course entière. Le juste milieu dépend de ton épreuve, de ton intestin, et de combien tu as pratiqué ton ravitaillement sous effort.

Voici le résumé rapide :

  • Moins de 45 minutes : eau uniquement, pas de glucides nécessaires
  • 45–75 minutes : rinçage buccal ou jusqu'à 30 g/h
  • 1–2,5 heures : 30–60 g/h (transporteur unique)
  • 2,5–3 heures : 60–90 g/h (double transport recommandé)
  • 3+ heures : 80–120 g/h (double transport indispensable)

Pourquoi les athlètes d'endurance ont-ils besoin de glucides ?

Les glucides sont le carburant principal lors d'un exercice d'intensité modérée à élevée. Ton corps stocke les glucides sous forme de glycogène dans les muscles et le foie, mais ces réserves sont limitées, environ 400 à 500 grammes au total, soit à peu près 1 600 à 2 000 calories d'énergie disponible.

Pendant un effort d'endurance en intensité modérée (Zone 2–3), ton corps brûle un mix de lipides et de glucides. Quand l'intensité grimpe au-dessus du seuil lactique (Zone 4–5), les glucides deviennent le carburant dominant. Le problème ? Les réserves de glycogène ne tiennent que 60 à 90 minutes d'effort soutenu à haute intensité.

Quand le glycogène est à sec, tout bascule vite :

  • Épuisement du glycogène musculaire : tes jambes pèsent une tonne
  • Épuisement du glycogène hépatique : la glycémie chute, vertiges et confusion
  • La fringale (le mur) : perte d'énergie brutale qui te force à marcher ou t'arrêter
  • Déclin cognitif : mauvaises décisions, dangereux en vélo ou en triathlon

C'est pour ça que se ravitailler pendant l'effort est crucial dès que tu dépasses 60–75 minutes. Les glucides ingérés passent dans le sang et arrivent directement aux muscles actifs, ce qui épargne tes réserves de glycogène et repousse la fatigue.

Connais tes zones d'entrainement pour comprendre comment l'intensité affecte tes besoins en carburant, utilise notre calculateur de zones de fréquence cardiaque pour trouver tes zones personnelles.

Qu'est-ce que le modèle de double transport glucose-fructose ?

Le modèle de double transport glucose-fructose est le concept le plus important de la nutrition sportive moderne. Ton intestin absorbe le glucose par un seul transporteur (SGLT1), dont la capacité maximale est d'environ 60 grammes par heure. Pendant des décennies, c'était considéré comme le plafond absolu.

Selon Jeukendrup (2004), ajouter du fructose, qui utilise un transporteur complètement différent (GLUT5), permet aux athlètes d'absorber beaucoup plus de glucides au total. Quand glucose et fructose sont combinés dans un ratio d'environ 1:0,8, l'absorption totale peut atteindre 90 à 120 grammes par heure.

Comment fonctionnent les deux transporteurs :

  • Transporteur SGLT1 : absorbe le glucose et la maltodextrine ; capacité max d'environ 60 g/h
  • Transporteur GLUT5 : absorbe uniquement le fructose ; ajoute 30 à 60 g/h supplémentaires
  • Combinés : les deux transporteurs simultanément permettent 90 à 120 g/h d'absorption totale
  • Ratio optimal : la recherche pointe vers un ratio glucose/fructose d'environ 1:0,8 à 1:1

Cette découverte a tout changé. Avant, les athlètes étaient plafonnés à 60 g/h quoi qu'ils mangent, l'excédent stagnait dans l'intestin et provoquait ballonnements et nausées. Maintenant, avec le bon mélange, tu peux pratiquement doubler ton taux de ravitaillement. Sur TrainingZones.io, on t'aide à adapter ton ravitaillement à ton intensité réelle grâce à nos calculateurs de zones de fréquence cardiaque et de zones de puissance.

Si tu consommes plus de 60 g/h de glucides, tu dois utiliser un mélange glucose-fructose. Le glucose seul ne sera pas absorbé assez vite, et l'excédent va provoquer des troubles gastro-intestinaux.

Quelle quantité de glucides selon la durée de l'effort ?

La quantité de glucides par heure dont tu as besoin dépend surtout de la durée de ton épreuve. Les efforts courts nécessitent peu de ravitaillement. Les ultras exigent une stratégie glucidique agressive et bien rodée.

Calculateur de Glucides

Faites glisser pour voir l'apport en glucides recommandé selon la durée de l'exercice.

Durée de l'exercice2h30
15 min1h2h3h4h5h6h
Double transport recommandé
72–78 g/h
Modèle de transportGlucose + Fructose (SGLT1 + GLUT5)
Glucose 56%
Fructose 44%

Ratio 1:0,8 — deux transporteurs intestinaux maximisent l'absorption

Préréglages rapides
0–30 g/h
Faible intensité / court
30–60 g/h
Transporteur unique
60–90 g/h
Double transport
90–120 g/h
Absorption maximale
TrainingZones.io

Le détail par durée :

  • Moins de 45 minutes : Pas de glucides nécessaires. Tes réserves de glycogène suffisent largement. Bois de l'eau si tu as soif, c'est tout.
  • 45–75 minutes : Un rinçage buccal aux glucides ou de petites gorgées de boisson sportive (jusqu'à 30 g/h) peuvent améliorer la performance. Ton cerveau détecte les glucides dans la bouche et réduit l'effort perçu : avant même l'absorption.
  • 1–2 heures : Vise 30 à 60 g/h. Un gel toutes les 30–45 minutes plus des gorgées de boisson sportive, ça suffit. Les glucides à transporteur unique (glucose/maltodextrine) fonctionnent bien ici.
  • 2–3 heures : Cible 60 à 90 g/h. C'est là que les formules à double transport deviennent essentielles. Tu as besoin d'un mélange glucose-fructose pour absorber tout ça sans problèmes digestifs.
  • 3+ heures (Ironman, ultra-trail) : Cible 80 à 120 g/h. Un ravitaillement agressif avec des produits à double transport est non négociable. Pratique extensivement à l'entrainement d'abord.

La recherche de Stellingwerff et Cox (2014) a confirmé qu'un apport glucidique plus élevé corrèle avec une meilleure performance pour les épreuves de plus de 2 heures, mais uniquement quand l'intestin est entraîné à le supporter.

Quelles sont les meilleures sources de glucides pendant l'effort ?

Les meilleures sources de glucides pendant l'effort sont celles qui s'absorbent rapidement, se consomment facilement à l'allure de course, et passent bien dans ton estomac. Tous les glucides ne se valent pas quand tu cours au seuil ou que tu grimpes un col.

Sources liquides et semi-liquides :

  • Gels énergétiques : 20 à 45 g par gel, portables, absorption rapide ; à prendre avec de l'eau
  • Boissons sportives : 30 à 60 g par bidon (500 ml), hydratation et glucides en même temps
  • Mélanges glucidiques concentrés : poudres maltodextrine-fructose, jusqu'à 80–90 g par bidon

Sources solides :

  • Barres énergétiques : 30 à 50 g par barre, mieux tolérées à basse intensité
  • Gommes / bonbons énergétiques : 20 à 30 g par portion, faciles à doser
  • Aliments réels : gâteaux de riz, bananes, dattes, compotes ; populaires en cyclisme et ultra-trail

Le facteur intensité compte. À haute intensité, les sources liquides sont préférables car elles quittent l'estomac plus vite. À basse intensité (longues sorties vélo, ultras), les aliments solides sont bien tolérés et offrent de la variété, ce qui aide à éviter la phase "plus rien ne passe" qui frappe beaucoup d'athlètes en fin de course.

Nutrition trail et ultra : comment s'alimenter sur les longues distances ?

La nutrition trail et ultra-trail est un défi unique parce que les efforts durent 6, 12, parfois 24 heures ou plus, avec des variations d'intensité constantes entre montées et descentes. En France, le trail est devenu un sport à part entière, et la gestion du ravitaillement fait souvent la différence entre un finish et un abandon.

Sur un trail ou un ultra, tu ne peux pas te contenter de gels. Ton estomac va se révolter après plusieurs heures si tu ne varies pas. L'intensité relative est plus basse qu'en marathon, ce qui veut dire que ton système digestif tolère mieux les aliments solides.

Stratégie nutritionnelle trail/ultra :

  • Cible 60 à 80 g/h : l'intensité relative plus basse ne demande pas 120 g/h comme un chrono vélo
  • Alterne les formats : gels, barres, compotes, aliments salés aux ravitaillements
  • Privilégie le salé en deuxième partie : après 4–5h, le sucré devient souvent écoeurant
  • Utilise les ravitaillements : soupe, fromage, pain, fruits secs : profites-en, c'est fait pour ça
  • Prévois un plan B : des produits Näak Ultra Energy ou des barres Overstims quand les gels ne passent plus

Les marques françaises comme Overstims proposent des gammes spécifiquement conçues pour l'ultra avec des textures et goûts variés. Et des marques comme Näak ont développé des barres à base de protéines d'insectes qui apportent à la fois glucides et protéines sur les très longues distances.

Conseil trail : Sur un ultra de plus de 8 heures, mange ce qui te fait envie. La palatabilité devient plus importante que la science pure. Si tu rêves d'un bout de saucisson au km 60, mange-le.

Plan nutrition marathon et semi-marathon

Pour un semi-marathon, la plupart des coureurs ont besoin de 30 à 60 grammes de glucides par heure. Un gel plus de l'eau toutes les 30–40 minutes suffit généralement. Le semi est assez court pour que tu n'aies pas besoin de double transport, des gels glucose classiques fonctionnent très bien.

La nutrition marathon, c'est une autre histoire. Tu es dehors pendant 2h30 à 5h+, ce qui fait du ravitaillement un facteur décisif. Cible 60–90 g/h avec des gels à double transport ou des boissons concentrées.

Un plan ravitaillement marathon concret :

  • Commence à te ravitailler dès 20–30 minutes : n'attends pas d'avoir faim
  • Prends un gel toutes les 20–25 minutes (ou équivalent en boisson sportive)
  • Pratique ton plan nutrition exact pendant au moins 3 sorties longues avant la course
  • Emporte tes propres gels : ne compte pas uniquement sur les ravitaillements de la course
  • Réduis les solides après mi-course : ta tolérance gastrique baisse avec la fatigue

L'erreur classique ? Attendre trop longtemps pour commencer, puis s'empiffrer de gels en deuxième moitié et se demander pourquoi l'estomac explose au km 30.

Nutrition triathlon : gérer trois sports en une course

La nutrition triathlon est unique parce que tu dois te ravitailler sur trois sports différents avec des contraintes différentes. La natation est quasi entièrement alimentée par le glycogène (tu ne peux pas manger en nageant), ce qui veut dire que le vélo est ta fenêtre pour rattraper les calories.

Pour un triathlon distance olympique (2–3 heures total), vise 60–80 g/h sur le vélo et 40–60 g/h en course à pied. Pour un Ironman, les chiffres montent à 80–100 g/h sur le vélo et 60–80 g/h en course.

Principes clés nutrition triathlon :

  • Charge en calories sur le vélo : c'est ta meilleure fenêtre de ravitaillement, utilise-la à fond
  • Prépare ta transition T2 : sache exactement ce que tu vas manger dans les 10 premières minutes de la course à pied
  • Passe aux liquides avant la course : arrête les solides 30 minutes avant T2
  • Anticipe la chaleur : les courses chaudes demandent plus de liquide et moins de solides
  • Teste en séances enchaînées : ton intestin après 4h de vélo ne réagit pas du tout comme à froid

Planifie ta nutrition de course avec ton programme saison grâce à notre guide de planification saison triathlon. Et pour la puissance sur le vélo, utilise notre calculateur FTP pour caler ton ravitaillement sur ton intensité réelle.

Comment entraîner son intestin à absorber plus de glucides ?

L'entrainement intestinal est le processus d'augmentation systématique de ton apport en glucides à l'entraînement pour améliorer la capacité d'absorption de ton intestin. La recherche de Podlogar et Wallis (2022) a montré que l'intestin est très adaptable, une exposition régulière à des charges glucidiques élevées augmente le nombre et l'activité des transporteurs intestinaux (SGLT1 et GLUT5).

Voici un protocole pratique en 5 étapes :

  1. Semaines 1–2 : Établis ta base : Commence avec ton apport confortable actuel (généralement 30–40 g/h) pendant les sorties longues. Note ce que tu tolères sans symptômes.
  2. Semaines 3–4 : Augmente de 10 g/h : Ajoute un gel supplémentaire ou 200 ml de boisson sportive par heure. Surveille les ballonnements, crampes ou nausées.
  3. Semaines 5–6 : Augmente encore de 10 g/h : Continue la montée progressive. Passe aux produits à double transport (glucose + fructose) si tu dépasses 60 g/h.
  4. Semaines 7–8 : Simulation de course : Pratique ton plan nutritionnel complet pendant une sortie longue à l'intensité de course. C'est ta répétition générale.
  5. En continu : Maintiens les acquis : Continue à pratiquer à ton apport cible pendant au moins une sortie longue par semaine avant ta course.

L'équipe TrainingZones.io recommande de commencer l'entraînement intestinal au moins 8 semaines avant ton objectif. Voici les règles à respecter absolument :

  • Ne teste jamais un nouveau plan le jour de la course : toujours à l'entraînement d'abord
  • Augmente progressivement : passer de 40 g/h à 90 g/h d'un coup, c'est la recette du désastre
  • Pratique à l'intensité de course : ton intestin à allure cool n'est pas le mème qu'au seuil
  • Reste hydraté : la déshydratation aggrave les symptômes digestifs. Consulte notre guide hydratation et électrolytes pour bien doser
  • Note tout : consigne ce que tu as mangé, quand, et comment ton intestin a réagi

Trop de glucides ou pas assez : quels risques ?

Se tromper dans son apport glucidique a des conséquences dans les deux sens, mais les symptômes et les solutions sont très différents.

Pas assez de glucides (sous-alimentation) :

  • Épuisement du glycogène après 60 à 90 minutes d'effort soutenu
  • La fringale / le mur : perte d'énergie soudaine et brutale
  • Chute de glycémie : vertiges, confusion, tremblements
  • Effondrement de l'allure : souvent 20 à 30 % plus lent en deuxième moitié
  • Risque de blessure : des muscles fatigués sont plus vulnérables aux élongations

Trop de glucides (suralimentation) :

  • Ballonnements et crampes d'estomac : les glucides excédentaires stagnent non absorbés
  • Nausées et vomissements : le corps rejette ce qu'il ne peut pas traiter
  • Diarrhée osmotique : les glucides non absorbés attirent l'eau dans l'intestin
  • Performance réduite : les troubles digestifs te forcent à ralentir ou t'arrêter
  • Pire avec le glucose seul : dépasser 60 g/h sans fructose garantit presque à coup sûr des problèmes

L'approche idéale : trouve l'apport maximal que ton intestin tolère sans symptômes. Pour les amateurs, 40 à 60 g/h c'est réaliste. Les compétiteurs qui entraînent leur intestin atteignent 60 à 90 g/h, et les élites poussent à 90–120 g/h.

Planifie ta stratégie avec précision, notre calculateur de nutrition course t'aide à calculer exactement quoi manger et quand.

Comment les élites se ravitaillent-ils en compétition ?

Les athlètes d'endurance d'élite consomment aujourd'hui des quantités de glucides largement supérieures à ce qui était recommandé il y a seulement dix ans. La révolution du ravitaillement est réelle, et les chiffres du sport pro sont impressionnants.

Tour de France, Cyclisme professionnel :

  • Les coureurs consomment 90 à 120 g/h pendant les étapes de montagne de 4 à 6 heures
  • L'apport total peut dépasser 500 grammes sur une seule étape
  • Mélange de gels, boissons, gâteaux de riz et barres

Ironman triathlon :

  • Les pros ciblent 80 à 100 g/h sur les 8 à 9 heures de course
  • Ravitaillement plus agressif sur le vélo (90+ g/h), réduit en course à pied (60–80 g/h)
  • Apport total : 600 à 800 grammes de glucides sur la journée

Marathon, Athlètes sous les 2h10 :

  • Les marathoniens d'élite ciblent 60 à 90 g/h malgré la difficulté de manger à 3:00/km
  • Le INEOS 1:59 Challenge de Kipchoge utilisait une stratégie de 100 g/h
  • La plupart utilisent des formules liquides ultra-concentrées

Ultra-trail (UTMB, Diagonale des Fous, 100 miles) :

  • Apport de 60 à 80 g/h grâce à l'intensité relative plus faible
  • Grande variété : soupe, fromage, pâtes, vrais repas aux ravitaillements
  • Le défi passe de l'absorption à l'appétit : après 15 heures, beaucoup d'athlètes n'ont plus envie de manger

Meilleurs gels énergétiques et produits pour 90+ g/h

Tous les produits de nutrition sportive ne sont pas conçus pour un apport glucidique élevé. Pour atteindre 90 grammes par heure de manière régulière, tu as besoin de produits spécifiquement formulés avec des mélanges à double transport, glucose ou maltodextrine plus fructose.

Comparaison de Gels Énergétiques

Comparez les gels et boissons énergétiques populaires pour les sports d'endurance

Maurten Gel 100
⚡ DoubleGel (hydrogel)
Ratio
0.8:1
Glucides/portion
25g

Used by Kipchoge & Tour de France teams

runningcyclingtriathlon
SiS Beta Fuel Gel
⚡ DoubleGel
Ratio
1:0.8
Glucides/portion
40g

Most researched dual-transport gel

runningcyclingtriathlon
SiS Beta Fuel Drink
⚡ DoubleDrink mix
Ratio
1:0.8
Glucides/portion
80g

80g per bottle — one of the highest

cyclingtriathlon
Ratio
1:0.8
Glucides/portion
45g

45g in a single gel — very concentrated

cyclingrunning
Ratio
1:0.8
Glucides/portion
90g

90g per bottle — built for Ironman

triathloncycling
Ratio
1:0.8
Glucides/portion
30g

Eco-friendly, popular in trail/ultra

trailultra
High5 Energy Gel Aqua
● SimpleGel (liquid)
Ratio
glucose only
Glucides/portion
23g

Budget-friendly, no water needed

runningcycling
Ratio
glucose + fructose
Glucides/portion
25g

French brand, trail favorite

trailultrarunning

To reach 90+ g/h: combine a concentrated drink mix (60–80g per bottle) with 1–2 gels per hour (25–45g each). Set a timer every 15–20 minutes.

TrainingZones.io

Produits de référence pour 90+ g/h :

  • Maurten Gel 100 : 25 g de glucides par gel grâce à la technologie hydrogel. L'hydrogel encapsule les glucides pour une vidange gastrique rapide et moins de troubles digestifs. Utilisé par Kipchoge et de nombreuses équipes du Tour de France. 3 à 4 gels par heure = 75 à 100 g/h.
  • SiS Beta Fuel : gels (40 g par gel) et poudre pour boisson (80 g par portion). Ratio maltodextrine/fructose de 1:0,8 optimisé pour le double transport. 2 à 3 gels par heure = 80 à 120 g/h.
  • Näak Ultra Energy : gamme conçue spécifiquement pour l'ultra-endurance avec des barres et boissons combinant glucides et protéines d'insectes. Idéal pour les efforts de plus de 4 heures où la diversité compte.
  • Overstims : marque française historique avec une large gamme de gels, pâtes de fruits et boissons. Leurs gels Coup de Fouet et la Pâte d'Amandes sont des classiques du trail français.

Conseils pour atteindre 90+ g/h en pratique :

  • Combine les formats : un bidon concentré (60–80 g) par heure plus un gel (25–40 g)
  • Programme une alarme : ravitaille-toi toutes les 15 à 20 minutes en petites doses plutôt que de grosses quantités espacées
  • Commence tôt : débute le ravitaillement dans les 15–20 premières minutes, pas après une heure
  • Aie toujours un plan B : des gels supplémentaires au cas où tu perds un bidon ou rates un ravitaillement

Comment construire votre plan de ravitaillement personnalisé ?

Un plan de ravitaillement personnalisé fait la différence entre une grande course et un abandon. Les recommandations ci-dessus te donnent le cadre. Mais ton plan doit être adapté à ton épreuve spécifique, ton poids et ta tolérance intestinale. Chez TrainingZones.io, on recommande cette approche en 5 étapes.

  1. Détermine ton apport cible : Estime la durée de ta course, utilise les recommandations par durée ci-dessus, et commence par le bas de la fourchette si ton intestin n'est pas encore entraîné.
  2. Choisis 2 à 3 produits testés : Utilise uniquement des produits que tu as testés et tolérés à l'entraînement. Calcule les unités par heure (gels, bidons, barres) et prévois la quantité totale plus 20 % de marge.
  3. Crée un planning horaire : Divise ta course en fenêtres de 15–20 minutes. Assigne un produit à chaque fenêtre (ex : gel à 0:15, gorgée à 0:30, gel à 0:45).
  4. Fais des répétitions générales : Exécute ton plan complet pendant au moins 2 à 3 sorties longues avant la course, à l'intensité de course. Ajuste selon les réactions de ton corps.
  5. Adapte le jour J : Suis ton plan dans la première moitié. Si des nausées apparaissent, passe aux calories liquides. Si l'énergie chute, reviens vers ton objectif en g/h.

TrainingZones.io propose une suite complète d'outils gratuits pour ta journée de course : construis ta stratégie avec le calculateur de nutrition course, trouve tes zones avec le calculateur de zones de FC, et apprends à périodiser ton apport avec notre guide de périodisation nutritionnelle.

Questions fréquentes sur les glucides par heure en endurance

Combien de glucide par heure en trail ?

En trail, vise 60 à 80 grammes de glucides par heure en utilisant un mélange glucose-fructose. L'intensité relative étant plus basse qu'en marathon, tu n'as pas besoin de pousser à 120 g/h. Alterne entre gels, barres et aliments solides aux ravitaillements pour maintenir l'appétit sur la durée. Sur un ultra de plus de 8 heures, la variété compte autant que la quantité.

Combien de glucide par heure marathon ?

Pendant un marathon, cible 60 à 90 grammes de glucides par heure avec des gels à double transport ou des boissons concentrées. Commence à te ravitailler dès les 20–30 premières minutes et prends de petites doses toutes les 15–20 minutes. Teste ton plan exact pendant tes sorties longues, ne change jamais de stratégie le jour de la course.

Quand prendre un gel énergétique ?

Prends ton premier gel énergétique entre 15 et 30 minutes après le début de l'effort, puis un gel toutes les 20 à 30 minutes selon ton objectif en g/h. N'attends pas d'avoir faim ou de sentir la fatigue, à ce stade, tu es déjà en retard sur ton ravitaillement. Accompagne toujours ton gel de quelques gorgées d'eau pour faciliter l'absorption.

Comment s'alimenter pendant un marathon ?

Pour bien s'alimenter pendant un marathon, utilise une combinaison de gels énergétiques et de boisson sportive visant 60–90 g/h. Emporte tes propres gels plutôt que de compter sur les ravitaillements de la course. Commence tôt, mange en petites quantités régulières, et réduis les solides après mi-course quand la tolérance gastrique diminue.

Quel est le meilleur gel énergétique ?

Le meilleur gel énergétique est celui que ton estomac tolère bien à l'intensité de course. Les Maurten Gel 100 sont très bien tolérés grâce à leur technologie hydrogel. Les SiS Beta Fuel offrent 40 g par gel avec un ratio glucose-fructose optimisé. Pour les trails longs, les produits Overstims et Näak offrent plus de variété de goûts et textures.

Faut-il entraîner son intestin pour la course ?

Oui, absolument. L'entrainement intestinal, augmenter progressivement ton apport en glucides pendant les séances, améliore la capacité d'absorption et réduit les troubles digestifs le jour de la course (Podlogar & Wallis, 2022). Commence 8 à 10 semaines avant ton objectif et augmente de 10 g/h toutes les deux semaines. Sans cette préparation, ton intestin ne pourra pas absorber les 60–90 g/h nécessaires en compétition.

Références

  • Jeukendrup AE (2004). Carbohydrate intake during exercise and performance. Nutrition, 20(7-8):669-677.
  • Jeukendrup AE, Jentjens R (2000). Oxidation of carbohydrate feedings during prolonged exercise. Sports Med, 29(6):407-424.
  • Podlogar T, Wallis GA (2022). New Horizons in Carbohydrate Research and Application for Endurance Athletes. Sports Med, 52(Suppl 1):5-23.
  • Stellingwerff T, Cox GR (2014). Systematic review: Carbohydrate supplementation on exercise performance or capacity of varying durations. Appl Physiol Nutr Metab, 39(9):998-1011.

Les informations fournies dans cet article sont à titre éducatif et informatif uniquement. Elles ne constituent pas un avis médical. Consultez un professionnel de santé avant de commencer tout nouveau programme d'exercice, en particulier si vous avez des conditions de santé préexistantes.